Femmes et automobiles : Déconstruire les stéréotypes par l’orientation professionnelle

Avec sept filles en apprentissage dans la licence pro OMSA cette année 2018 2019, sur l’ensemble des deux sections encadrées par l’Université PARIS EST Marne la Vallée, la formation dédiée aux métiers de l’encadrement des services automobiles souhaite encore augmenter cette mixité à l’avenir dans le but de lutter contre les préjugés.

L’automobile, une affaire d’hommes.. et de femmes.

Sur un effectif total de 51, avoir quatre étudiantes sur le site de la cité Descartes à Champs sur Marne et trois sur le site de Ploufragan dans les côtes d’Armor, cela semble dérisoire. Mais dans un secteur qui reste encore très « masculin », c’est pourtant une belle opportunité pour affirmer que les métiers liés au management et à l’encadrement des services automobiles sont mixtes et peuvent être sources d’épanouissement pour des jeunes femmes passionnées par l’automobile.

A l’occasion du récent mondial de l’auto, l’association « ellesbougent » a mené des actions concrètes pour tenter de renforcer la mixité et l’égalité professionnelle dans le secteur de l’automobile. Voir pour cela le lien suivant…

Efficacité des femmes dans la distribution (www.caradisiac.com)

Même si le combat de l’association est orienté vers le secteur de la construction automobile, il est tout à fait nécessaire de faire évoluer le secteur de la distribution et de l’après-vente qui draine un nombre important de métiers et d’offres d’emplois. C’est certainement par cette visibilité à l’après-vente que les préjugés sur les femmes et l’automobile s’effaceront peu à peu. D’après une étude d’un fabricant français, l’association waveautos.com a pu montrer l’efficacité des femmes, encore peu représentées, sur la vente véhicules.

Le rapport d’information publié par le sénat en septembre 2016 et rédigé par les sénatrices Mmes Chantal JOUANNO et Christiane HUMMEL, constatait ce contraste saisissant entre une société très ancrée dans des stéréotypes envers les femmes et l’automobile et des statistiques de la sécurité routière qui montraient que ce sont les hommes qui ont les plus mauvais comportements sur route.

Dans son usage, le véhicule reste souvent associé à une affaire d’hommes (de son achat, son entretien et sa revente). Si la représentation dans la distribution et l’après-vente était plus mixte cela ferait nécessairement évoluer les stéréotypes, mais pour cela, ces métiers et les formations qui s’y référent doivent attirer plus de jeunes femmes. Et c’est évidemment là que réside un des blocages. Notre système éducatif est lui-même producteur de stéréotypes. Cela commence dès l’école primaire où les enseignants sont majoritairement des femmes alors que les publics enfants sont certainement les plus homogènes de notre système éducatif, renforçant ainsi l’idée que les femmes sont plus aptes à s’occuper des enfants. L’orientation est aussi un vecteur de différenciation sexuelle qui reste très marquée. Dans les formations à vocation sanitaire et sociale nous trouverons plus de filles alors que dans les formations industrielles nous risquons d’avoir une forte concentration de garçons. C’est une situation qui semble arc-boutée sur des préjugés alimentés à la fois par la visibilité actuelle de notre société, par les parents (aller dans une formation traditionnellement « masculine » est considéré comme une prise de risque pour une fille) et aussi certainement par les services d’orientation qui reproduisent des scénarios qu’ils connaissent bien et qui offrent une certaine efficacité malgré tout. On peut aussi ajouter le rôle de l’entreprise qui veillera de manière plus ou moins dynamique à lutter contre les sources de discrimination au sein de son organisation. En cela les 5 propositions proposées par l’association « ellesbougent » sont intéressantes (dont on pourra voir le détail ici) :

1 – DES ENVIES PLUS QUE DES NOTES, DES MÉTIERS PLUS QUE DES FORMATIONS…

2 – UN MODULE D’OUVERTURE AU PROJET PROFESSIONNEL DU COLLÈGE AU LYCÉE, SUR TEMPS SCOLAIRE, POUR PERMETTRE UN RÉEL ACCOMPAGNEMENT DE L’ÉLÈVE

3 – LES PARENTS COMME ALLIÉS

4 – LE DOCTEUR HOUSE DE LA TECHNOLOGIE AU FÉMININ

5 – LÉGIFÉRER POUR PERMETTRE AUX ÉTABLISSEMENTS DE FAVORISER LA MIXITÉ DANS LES SYSTÈMES D’ADMISSION

L’exemple de PSA Retail

La licence professionnelle OMSA s’est engagée cette année sur cette thématique de la mixité F/H en sollicitant Mme Anne ABBOUD directrice générale de PSA RETAIL à être la marraine de notre formation. A ce titre, dans une série de films intitulés « les experts du Retail » mettant en évidence des profils métiers du secteur, deux témoignages de femmes dans des fonctions relatives aux débouchés de la licence pro OMSA sont intéressants à visionner :

Les engagements de la formation

Nous nous engageons chaque année, à publier notre répartition F/H de nos formations, les actions mises en œuvre pour augmenter cette mixité et à nommer une ou deux ambassadrices par année pour développer le réseau des femmes dans l’après-vente.

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